DERNIERE MINUTE

 

Journée nationale de grèves et de manifestations

 

 

Communiqué CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA

Ces dernières semaines, les salariés du public et du privé, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités se sont mobilisés de plus en plus massivement sur les retraites, notamment le 24 juin 2010. Ils ont réaffirmé leur opposition au projet de réforme injuste et inacceptable du gouvernement, notamment au report brutal des âges légaux à 62 et 67 ans qui pénalise particulièrement les salariés ayant commencé à travailler jeunes et ceux ayant eu des carrières chaotiques et incomplètes. Cette réforme n'apporte, par ailleurs, pas de réponse sur le plan de la pénibilité. Elle aggrave les inégalités entre les hommes et les femmes.

Les organisations syndicales dénoncent la campagne médiatique précipitée du gouvernement qui travestit la réalité du projet.

Cette réforme, une des plus dures d'Europe, arrive dans une situation économique dégradée où le chômage est en hausse continue et touche plus fortement les jeunes et les seniors. Les politiques de rigueur se généralisent dans toute l'Europe en aggravant les inégalités et hypothèquent fortement toute reprise.

Des initiatives intersyndicales viseront à interpeller le gouvernement et ses représentants, aux niveaux national et local, le 13 juillet, jour du Conseil des ministres qui adoptera le projet de loi. Durant l'été, les organisations syndicales interpelleront les parlementaires.

Les organisations syndicales CFDT, CFTC, CGT, FO, FSU, Solidaires, UNSA vont poursuivre leur action tout au long du processus législatif de la réforme des retraites.

Elles décident d'une nouvelle journée nationale de grèves et de manifestations le 7 septembre 2010, au moment où s'ouvrira le débat parlementaire. Elles appellent tous les salariés du privé et du public, les demandeurs d'emploi, les jeunes et les retraités à construire ce jour une mobilisation d'ampleur.

document au format PDF:

Source : liste AG-IdF, reçu le 30 juin 00h
Source : http://cgt.educaction94.free.fr/spip.php?arti...

 

Samedi 28 août 2010 6 28 /08 /Août /2010 14:05

La manipulation génétique ne modifie pas que le porte-greffe mais l’ensemble de la vigne cultivée, le raisin et le vin.

Conscient de la catastrophe commerciale que cela pourrait engendrer, les vignerons ne veulent en aucun cas courir le risque du moindre soupçon d’une possible présence d’OGM dans leurs vins. Pour leur faire accepter son expérimentation, l’INRA prétend que la manipulation génétique du porte-greffe ne modifie pas la vigne qui produit le raisin (le greffon). Pourtant, dès 2008, Jean Masson, directeur de la station viticole de l’INRA de Colmar, reconnaissait dans le journal Les échos ses doutes sur lesquels il n’est bizarrement jamais revenu : « Les chercheurs estimaient il y a quelques années impossible que le transgène passe du porte-greffe au cépage. Nous ne l’excluons plus. »

Il est vrai qu’il ne pouvait pas ignorer les travaux de ses collègues de l’INRA de Versailles qui dès 1997, soit bien avant le début de son expérimentation à Colmar, avaient montré sur le tabac la transmission très importante de « produits » du transgène du porte-greffe au greffon [1].

Il ne pouvait pas non plus ignorer les soucis de la société civile sur ce problème clairement évoqué dans la publication du collectif CCC-OGM : « OGM-Vigne, Opinion Grossièrement manipulée ». Depuis, de nouveaux travaux ont confirmé la fréquence de ce passage [2]. Le Comité Scientifique du HCB a pointé lui aussi ce problème en soulignant que les analyses réalisées par l’INRA de Colmar sont insuffisantes pour le documenter correctement (annexe 1).

Toute manipulation génétique engendre de nombreux risques aujourd’hui non maîtrisés.

Au-delà de l’impact sanitaire ou environnement du transgène lui-même, toute insertion par transgénèse provoque des réarrangements non intentionnels du génome ou de ses relations avec son environnement (épigénétique), générant des effets non intentionnels pouvant passer inaperçus. La plupart des problèmes sanitaires engendrés par des OGM et aujourd’hui documentés ne sont pas dus directement au transgène, mais à ce type de réarrangement.

La manipulation génétique du porte-greffe de l’INRA de Colmar engendre des risques de recombinaison virale particulièrement importants

Christian Vélot, Docteur en Biologie et en génétique moléculaire à l’Université Paris-Sud explique : « Le véritable danger de cette vigne (comme toutes les plantes transgéniques résistantes à des virus), c’est qu’elle est un véritable réservoir à virus recombinants. Il s’agit de plantes transgéniques dans lesquelles le transgène est un gène viral. La présence de ce transgène les protège contre le virus en question ainsi que contre les virus apparentés (sans qu’on n’en connaisse vraiment les mécanismes intimes). Or, les virus ont une très grande capacité à échanger spontanément leur ADN (phénomène de recombinaison) : les séquences d’ADN viral sont très recombinogènes. Par conséquent, quand cette plante est victime d’une infection virale, il peut se produire très facilement des échanges entre l’ADN du virus infectant et l’ADN du transgène, ce qui conduit à l’apparition de virus dits recombinants dont on ne maîtrise rien et qui vont pouvoir se propager dans la nature. Il est là le vrai danger avec ces plantes, ! Avec des plantes conventionnelles, une telle situation ne peut se produire que si la plante est infectée simultanément par deux virus. Avec ces plantes transgéniques, au contraire, un seul virus suffit et on augmente donc considérablement la probabilité de ces évènements. Tout ceci est expliqué en détail dans mon livre (OGM : tout s’explique) aux pages 140 à 142. »

L’expérimentation menée à Colmar générait des risques importants et non maîtrisés de dissémination dans l’environnement

A la demande du Comité de Liaison et de Surveillance (CLS), l’INRA a annoncé avoir pris toutes les précautions nécessaires pour les risques de dissémination dans l’environnement. On peut déjà s’interroger sur la durée de l’efficacité d’une bâche enfouie dans le sol pour empêcher le passage hors du périmètre de l’expérimentation de tout nématode porteur du virus du court-noués, ou de tout microorganismes du sol, bactérie ou virus… modifiés par la vigne OGM. La suppression des fleurs empêchait toute dissémination éventuelle par le pollen. Mais elle n’empêchait pas la dissémination par les insectes piqueurs-suceurs dont le rôle important dans la dissémination des maladies virales dans la vigne est largement connu. Le responsable d’une station viticole de l’INRA ne pouvait pas ignorer ce risque depuis que la flavescence dorée, maladie transmise par un de ces insectes piqueurs suceurs, a justifié l’obligation réglementaire de nombreux traitements insecticides dans le vignoble français. Il ne pouvait pas non plus ignorer la capacité de tels insectes de disséminer des éléments du transgènes ou les produits d’éventuelles recombinaisons génétiques ou virales provoquées dans le porte-greffe et/ou le greffon. Il ne pouvait pas non plus ignorer la capacité de tels insectes à contaminer l’ensemble du vignoble à partir de l’échappement d’un seul agent pathogène. Il est curieux qu’il n’en ait informé ni les « citoyens » consultés lors de la première expérimentation sociologique précédant le premier essai, ni le CLS.

Le déroulement de l’essai en milieu ouvert empêchait de répondre aux questions scientifiques les plus importantes

L’INRA de Colmar prétend qu’il était indispensable de mener cet essai en milieu ouvert pour que le sol et la vigne puissent subir directement les influences du climat afin de vérifier « en conditions réelles » l’efficacité de la transgénèse vis-à-vis de la maladie et d’évaluer les risques de dissémination dans le sol. Ces deux questions sont certes importantes, mais méritent-elles de courir les risques qui ont été pris ? Les sommes dépensées par l’INRA pour faire semblant de « sécuriser » cet essai au prétexte qu’il se déroulait en milieu ouvert ont en effet largement dépassé ce qui aurait été nécessaire à la construction d’une serre simulant correctement les influences climatiques les plus pertinentes. Et surtout, ces deux questions sont-elles pertinentes tant qu’on n’a pas répondu aux questions des risques de recombinaison génétique ou virale, de passage du porte-greffe au greffon, au raisin ou au vin, de dissémination dans l’environnement de parties ou de produits de l’OGM, et des conséquences sanitaires, environnementales ou commerciales de tous ces risques ? Or, en coupant les fleurs avant floraison, non seulement il devenait impossible de vérifier un éventuel passage au raisin et au vin, mais en plus on a modifié le métabolisme de la vigne en supprimant l’induction florale (première étape de la maturité), ce qui rendait peu pertinent tout résultat scientifique concernant l’efficacité du transgène sur le développement du court- noué dans la vie de la vigne. Il est clair que les questions scientifiques primordiales posées par un tel essai ne peuvent être correctement étudiées qu’en milieu confiné, en gardant les fleurs.

Le but du déroulement de l’essai en milieu ouvert était avant tout commercial et non scientifique

Le syndicat Sud-Recherche dénonce avec justesse les intentions commerciales de l’INRA mal camouflées derrière les discours sur une recherche prétendue neutre : « La communication développée aujourd’hui par la Direction de l’INRA sur le sujet nous interpelle :elle affirme simultanément que cet essai sur la vigne vise à maintenir « l’existence d’une expertise impartiale au-delà de celle des entreprises internationales », mais aussi que sa destruction fait prendre le risque de « voir la France incapable de développer des produits alternatifs à ceux des grandes firmes ». Alors, nécessité (bien compréhensible) de connaissances nouvelles ou objectif (déjà annoncé) de valorisation commerciale ? C’est justement le débat de fond ! »

Le premier essai mené en champagne avait révélé une profonde irrégularité de l’efficacité de la manipulation génétique pour conférer une bonne résistance au virus du court-noué. Le but de l’INRA de Colmar était de repérer les clones réellement résistants et de se donner les moyens d’améliorer la production de tels clones dans les conditions exigées pour l’obtention de l’autorisation de commercialisation (essai CTPS en milieu ouvert pour l’inscription au catalogue). Cette précipitation mercantile s’est faite au détriment d’une recherche en milieu confinée indispensable pour se donner en préalable le moyens de répondre aux questions scientifiques que pose l’acceptabilité sanitaire, environnementale, économique, sociale ou éthique d’une telle production.

Les travaux de l’INRA sont destinés à conforter les profits de Monsanto ou d’autres entreprises qui exploiteront les brevets protégeant la technologie utilisée

Christophe Bonneuil et Christophe Thomas indiquent dans leur ouvrage « Gènes, pouvoirs et profits » (édition Quae-FPH) : « En 1985, Monsanto dépose une demande de brevet sur une stratégie de résistance des plantes aux virus par introduction du gène de la protéine capsidaire. A cette date, seule est réalisée expérimentalement l’insertion du gène de protéine de la capside d’un virus de TMV, dans le tabac. Mais cette première application est mise en avant pour démontrer la validité générale de la stratégie. Monsanto ne revendique pas simplement ce qui est réalisé au moment du dépôt du brevet, mais demande que le brevet couvre l’utilisation de cette stratégie de résistance aux virus pour toutes les plantes et tous le virus ! Quand dans les années 1990, un consortium réunissant l’Inra, le Cnrs et LVMH développe des porte-greffes de vigne résistants au virus du court-noué, Monsanto se signale à leur attention : Monsanto les prévient que dès lors qu’une commercialisation des vignes transgéniques serait envisagée, il faudra obtenir une licence car ils travaillent sous la dépendance du premier brevet. (Joly P.B., 2002) »

La stratégie de résistance virale utilisée pour la production des porte greffe résistants au court-noué n’a donc pas été inventée par l’INRA, mais avait été mise au point et protégée par un brevet avant le début de son essai. Ce premier brevet s’épuisant en 2005, Monsanto en a déposé un nouveau en 2003 dont la protection s’étend jusqu’en 2023. En 2010, l’Université de Cornell a déposé un nouveau brevet concernant une stratégie de protection virale spécifiquement ciblée contre le court-noué de la vigne. Il est clair que les travaux menés par l’INRA de Colmar ne serviront pas « le public » ou « la Science », mais avant tout ceux qui exploiteront ces brevets et/ou un éventuel nouveau brevet déposé par l’INRA lui-même.

Le court noué est une « maladie commerciale » aggravée par la politique agricole

Contrairement à ce qu’affirme l’INRA (communiqué du 27 mai 2010), le virus du court noué n’est pas une maladie qui « provoque la mort des vignes et rend les terres impropres à la viticulture ». Le court noué est sans incidence sur les vignes françaises plantées sans porte-greffe (actuels greffons). Ses dommages ne se manifestent que dans les vignes greffées sur porte-greffe américain suite à l’épidémie de phylloxéra depuis bientôt un siècle. Ces vignes ne sont pas mortes et les terres où il s’est manifesté ne sont pas devenues impropres à la viticulture. Son incidence n’est économiquement insupportable que dans les vignes à haut rendement qu’il pénalise trop. Dans les vignobles de qualité conduits avec des méthodes naturelles, notamment en biodynamie, il ne menace pas la survie de la parcelle et est au contraire un régulateur de rendement qui permet les années trop productives de conserver une bonne qualité du vin. Dans les vignobles de production de masse, les vignerons ont depuis longtemps appris à vivre avec en pratiquant des rotations de culture suffisamment longues (8 à 10 ans) entre deux plantations afin que les nématodes qui le propagent disparaissent tous, avant de replanter avec des plants sains. Seuls ceux qui veulent replanter vigne sur vigne sans aucune période de repos du sol n’ont pas aujourd’hui de solution sanitaire satisfaisante face au court noué. A l’heure où la viticulture européenne se trouve confrontée à une crise permanente de surproduction, on peut s’interroger sur la pertinence de la Politique Agricole Commune qui dépense chaque années des milliards d’€ pour diminuer le potentiel de production. Elle élimine ainsi de nombreux vignerons qui vont directement ou indirectement grossir le rang des chômeurs, alors qu’une aide au repos du sol entre deux plantations aurait la même incidence sur les surfaces en production, tout en aidant les vignerons à faire face aux maladie de la monoculture comme le court noué et en maintenant un nombre de paysans bien plus nombreux. La « solution magique » de la vigne OGM résistance au court-noué n’est qu’un expédient destiné à encourager des pratiques viticole anti-agronomique, anti-sociales et anti-économique.

Contrairement à ce qu’affirme l’INRA, il existe de nombreuses alternatives à la solution OGM

Il y a longtemps que les vignerons ont appris à vivre avec le court noué grâce à une multitude de pratiques agronomiques de respect des sols et d’assainissement des plants de vigne, chacune adaptée à chaque terroir et à chaque type de conduite du vignoble. En 2009, l’INRA de Colmar a découvert l’une d’entre elles et communique depuis sur ses importants efforts de recherche sur les alternatives aux OGM, alors qu’il n’a installé qu’une petite parcelle d’essai chez un vigneron bio. Il s’agit de l’implantation de plantes nématicides, certes intéressante mais dont l’efficacité nécessite la complémentarité d’autres pratiques comme le repos des sols, la conduite à rendement modéré favorisant la qualité des vins, ce que les vignerons savent depuis longtemps… En effet, ces plantes n’agissent que sur la premières couches superficielles du sol alors que le nématode vecteur du court-noué peut se réfugier jusqu’à plus d’un mètre de profondeur. Contrairement aux recherches officielles d’un pays comme la Suisse, jamais l’INRA n’a daigné s’intéresser à la globalité des pratiques de chaque vigneron qui seule permet de vivre avec la maladie, pratiques toutes gratuitement disponibles pour tous. Il ne s’intéresse qu’à quelques recettes brevetables et toutes totalement insuffisantes dans la plupart des situations.

Le plus surprenant reste l’absence totale de communication de l’INRA sur la mise au point par pollinisation dirigée et non avec des OGM d’un porte greffe résistant au court-noué par un chercheur de l’INRA de Montpellier, Alain Bouquet, porte-greffe qui disposera très prochainement d’une autorisation de commercialisation démontrant l’inutilité totale de la solution OGM.

Les citoyens et professionnels participant à « l’expérience pilote de co-construction de ce programme de recherche » qui a précédé cet essai, puis du Comité de Liaison et de Surveillance, n’ont jamais été informés des réelles questions scientifiques posées. On les a laissés (volontairement ?) ignorants des résultats scientifiques déjà connus sur le passage du porte greffe au greffon, sur l’instabilité des transgènes, sur les rôle des insectes piqueurs suceurs dans la transmission des maladies de la vigne, sur les enjeux commerciaux découlant de la Politique Agricole ou des brevets déjà existant sur ces manipulations génétiques et sur l’existence de réelles alternatives. L’entêtement de l’INRA et du gouvernement à poursuivre cet essai, n’ont pour but encore une fois que de manipuler l’opinion publique afin de forcer l’acceptation des OGM par des vignerons, des citoyens et des consommateurs qui n’en veulent pas.

Guy Kastler (représentant de la Confédération paysanne au CEES du HCB), le 23 août 2010.


Annexes 1 : extrait du rapport du Comité scientifique du HCB

3.3 Matériel faisant l’bjet de dissémination

Le matériel proposéau champ correspond aux porte-greffes transgéniques G68, G77, G206, G219 et G240 sur lesquels sont greffés des scions, ou greffons, provenant de la variété non transgénique Pinot Meunier de vigne cultivée (Vitis vinifera L). Les greffons ne contiennent donc pas de transgènes, mais il serait vraisemblable d’en retrouver certains des produits de transg鈩èns (mRNA, siRNA, protéines) par circulation dans le phlo ?e1 à partir du porte-greffe où ils sont initialement produits (Mlotshwa et al., 2008 ; Palauqui et al., 1997). Les analyses réalisées par le pétitionnaire par ELISA et RT-PCR n’ont pas mis en évidence d但RNm ou de protéines dans les feuilles ou les inflorescences de scions, analysées après leur arrachage.

Concernant la détection des protéines, le CS indique que les analyses ELISA effectuées ne sont pas les plus sensibles. En effet, si un tel transfert avait lieu, il s’effectuerait par le phlo鑪e, qui représente une portion infime (de l弛rdre de 2 à 3 %) des extraits qui ont été analysés par le péitionnaire.

Le seuil de détection de protéines dans le phlo鑪e par la méthode utilisée n’est pas préisé mais il semble inadapté au CS. Des méthodes permettant de pallier l’effet de dilution des protéines seraient plus appropriées. Le péitionnaire projette judicieusement de faire une analyse par immuno- localisation

.1 Tissu conducteur dans lequel circule la sève 駘abor馥, transportant entre autres des acides aminés et des sucres, et également des peptides et des acides nucléiques.

Par COLLECTIF NPA DE BAGNEUX - Publié dans : ANALYSE - Communauté : Militants et sympathisant NPA
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Lundi 2 août 2010 1 02 /08 /Août /2010 12:15

Image L'intégralité du programme de l'université d'été du NPA....

MERCREDI 25 AOUT

8h45

Assemblée générale pour l’ensemble des participant-e-s

À l’amphithéâtre de plein air

9h30 à 12h

Socialisme du 21ème siècle

Quel(s) bilan(s) social, politique et écologique des expériences «communistes» du 20ème siècle ? (table ronde)

Avec Béatrice Walylo, Léon Crémieux, Catherine Samary et Cédric Durand

Socialisme du 21ème siècle

Imaginer l'avenir : l'utopie sociale dans la science-fiction

Avec Christian Varin

Société Louise Michel

Daniel Bensaid philosophe

Bensaïd et la question du temps, par Philippe Pignarre / Le pari mélancolique de Daniel Bensaïd, par Michael Lowy / Lecture de Walter Benjamin et politique mélancolique, par Philippe Corcuff

International

Luttes sociales et gauche anticapitaliste en Corée du Sud

Avec Hye Won, militante syndicale coréenne

Intervention sur les lieux de travail

Le salaire socialisé qu'est-ce que c'est ?

Avec Daniel Desme et Jean-Claude Laumonnier

LGBTI

LGBTI : l'émancipation est-elle possible sous le capitalisme ?

Avec Gaël Diaferia

Formation élémentaire «à la découverte du marxisme et de l'anticapitalisme»

L'économie capitaliste (crises petites et grandes)

Avec Hugo Harari-Kermadec et Jacques Bournay

Atelier

Le balais des sorcières: outil de la libération des femmes ?

Avec Lisbeth Sal

Formation des élu-e-s

La démocratie dans les collectivités locales

14h à 17h

Socialisme du 21ème siècle

Les projets utopiques à travers l'histoire

Avec Stéphanie Treillet et Jean-François Cabral

Société Louise Michel

Religions : opium ou soupir ?

Des religions à la religion : histoire critique d'un concept fallacieux, par Claude Calame / Le débat au sein de la laïcité, par Samy Johsua / La surprise de la Théologie de la libération, par Michael Lowy / Féminisme et laïcité, par Josette Trat

International

Il y a cinquante ans, les colonies africaines de la France devenaient indépendantes

Avec Pierre Sidy sociologue et rédacteur d'Afriques en lutte

Ecologie

Crises écologiques et crises de civilisation

Avec Jean-Louis Marchetti et Cécile Blanche-Flèche

Intervention féministe

IVG : 35 ans après loi Veil, il est toujours nécessaire de se mobiliser pour le droit à l'avortement

Avec Mélanie Mermoz

Quartiers populaires

Crise, classe et quartiers populaires

Avec Karima Berriche, Mohamed Bensaada et Omar Slaouti

Atelier

Militer au NPA

Avec Myriam Duboz et Lisbeth Sal

Atelier

Marie N'Diaye et la littérature féminine noire

Avec Fanny Monbeig

Formation des élu-e-s

Réforme de la santé : quelles conséquences dans les villes et les régions ?

Les travaux pratiques de 17h

  • Construire une pratique militante dans les Quartiers Populaires, construire le NPA (avec Monica Casanova, Zora Berriche et Adil Fajri)
  • Comment prendre la parole en public? (avec Joël Le Jeannic)
  • Sous-titrage de vidéos (avec Sylvain Legarrec)
  • Gérer et participer aux listes de discussion sur internet (avec l'équipe informatique du NPA)

21h

Projection et Interventions

Hommage à Daniel Bensaid

Projections d'interviews inédites de Daniel et prises de parole évoquant son activité militante

Projection débat

«L'école buissonnière»

Film sur la vie de Célestin Freinet

Débat animé par Véronique Decker et Jean Pierre Debourdeaux

Présentation

Livre «la servitude volontaire hier et aujourd'hui»

Présenté par son auteur Jean Baumgarten

JEUDI 26 AOUT

9h à 12h

Socialisme du 21ème siècle

Résister à la crise et au capitalisme par l'organisation collective : expériences en Argentine et aux Antilles

Avec Pierre Grenet, militant de la Coordination de soutien aux luttes du peuple argentin et membre du Groupe de travail «Amériques latines» du NPA, et Alain Castan

Socialisme du 21ème siècle

S'émanciper à travers les luttes contre les oppressions spécifiques et pour l'égalité des droits

Avec Ludovic Haru, Antoine Boulangé, Lucie Moitel et Lisbeth Sal

Société Louise Michel

Fabriquer l'avenir sans oublier le passé

Marx : de la «cité idéale» à l’escamotage de la politique, par Isaac Johsua / Des ressources radicales et pragmatiques : Rosa Luxemburg, Maurice Merleau-Ponty et John Dewey, par Philippe Corcuff / Marx et Arendt : contre la confiscation de la politique par les professionnels, par Annie Coll

Intervention sur les lieux de travail

Santé au travail : perdre sa vie à la gagner ?

Avec Robert Pelletier, Christine Safara, Louis-Marie Barnier et Jacques Giron

Quartiers Populaires

Les enjeux de l'action politique dans les Quartiers Populaires (clientélisme contre conscientisation)

Avec Fadila El Miri, Nicolas Johsua et un-e intervenant-e de Quartier Nord/Quartier Fort 13

Formation élémentaire «à la découverte du marxisme et de l'anticapitalisme»

Qu'est-ce que l'écosocialisme ?

Avec Laurent Garrouste

Atelier

Daniel Bensaid et les chemins de la révolution

Avec Sylvain Pattieu, Sandra Demarcq, Ingrid Hayes, François Sabado et Samy Johsua

Atelier

L'industrialisation des universités et de la recherche (grand emprunt, pôles d'excellence et opération campus)

Avec Hugo Harari-Kermadec et Damien Scali

Formation des élu-e-s

Violences faites aux femmes - quelle prévention, logement, quelle politique locale ?

14h à 17h

Socialisme du 21ème siècle

Ruptures en Amérique latine? Anti-impérialisme, autogestion, indianisme et premiers bilans critiques du «tournant à gauche» latino-américain (table ronde)

Margarita Aguinaga, militante féministe équatorienne et membre de Refundación Socialista, Franck Gaudichaud membre du Bureau national de France Amérique Latine et du Groupe de travail «Amériques latines» du NPA, et Richard Neuville, spécialiste des expériences d’autogestion en Amérique latine et membre de la Commission internationale des Alternatifs

Socialisme du 21ème siècle

Services publics, protection sociale, un embryon de socialisme ?

Avec Sylviane Charles, Jean-Claude Laumonnier et Stéphanie Treillet

Société Louise Michel

Autour de la littérature

Avec Angelo Rinaldi, Philippe Binet et Philippe Pignarre

Intervention sur les lieux de travail

Le syndicalisme face à la crise

Avec Léon Crémieux, Cathy Billard et Camille Jouve

«Figures du mouvement ouvrier»

Marx et la première internationale

Avec Jean-François Cabral

Atelier

Face à la crise, quelles convergences pour les anticapitalistes en Europe ?

Avec des représentant-e-s de la gauche anticapitaliste européenne : Socialist Workers Party (Angleterre), OKDE (Grèce), Bloc de Gauche (Portugal), Izquierda anticapitalista (Espagne) et NPA

Atelier

Littérature et classe ouvrière

Avec Gérard Mordillat écrivain et cinéaste, et Henry Clément

Atelier

Le Coran et la Bible contre la science ou à côté ? Une réponse moderne, celle de Galilée

Avec Hubert Krivine

Formation des élu-e-s

Lutter contre le sexisme. Femmes et apprentissage des normes sexistes (écoles, communes). Quelle éducation, quelle prévention dans les villes et régions ?

Les travaux pratiques de 17h

  • Comment organiser la grève des chômeurs ? (avec la Commission Nationale Précarité)
  • Comment rédiger un article de presse ? (avec Dominique Angelini)
  • Comment prendre la parole en public ? (avec Joel Le Jeannic)
  • Gérer un espace comité sur le site npa2009.org (avec l'équipe informatique du NPA)

21h

Projection en avant-première

«Les vivants et les morts»

Adaptation télévisée du roman du même nom présentée par son auteur Gérard Mordillat

Projection débat

«Cannabis une plante entre le bien et le mal»

Documentaire présenté par Jean-Pierre Galland du Collectif d'Information et de Recherche Cannabique

Projection débat

«Au pays des gueules noires, la fabrique du Front National»

Documentaire d'Edouard Mills-Affif sur le FN et le mouvement social

Débat animé par Eliane Berthier et Alexandre Timbaud de la Commission Nationale Anti-Fasciste du NPA

VENDREDI 27 AOUT

9h à 12h

Socialisme du 21ème siècle

Comment changer le monde ? Quelle stratégie anticapitaliste ?

Avec François Sabado, Jacques Chastaing, Myriam Combet, Daniel Clerembaux et Fred Borras

Socialisme du 21ème siècle

Fin de l'aliénation et émancipation : travailler sans être exploité

Avec Sandra Demarcq, Patrick Le Moal et Pierre Baton

Société Louise Michel

La crise : ou en est-on ? Que peut-il se passer ? Comment en parler ?

Avec Charles Aubin

International

Israël : agent de stabilisation ou de déstabilisation du dispositif impérialiste au Moyen-Orient ?

Avec Julien Salingue et Pierre Stambul membre du bureau national de l'Union Juive Française pour la Paix

Intervention sur les lieux de travail

Éducation et mouvement ouvrier : retour sur les expériences et les mouvements pédagogiques du XXème siècle, leurs liens avec les revendications du mouvement ouvrier pour l'école

Avec Sylviane Charles et Véronique Decker

Intervention féministe

40 ans du Mouvement de Libération des Femmes

Avec Josette Trat et une militante du 31

Formation élémentaire «à la découverte du marxisme et de l'anticapitalisme»

Classes sociales, luttes de classe, conscience de classe

Avec François Coustal

Atelier

Salaire universel, revenu garanti

Avec la Commission Nationale Précarité

Formation des élu-e-s

Quelles politiques de développement et de rénovation urbains et d'aménagement du territoire qui respectent la planète ?

14h à 17h

Socialisme du 21ème siècle

Comment réorganiser l'économie au service des besoins sociaux et de l'environnement ? Pour une planification écosocialiste

Avec Philip Grieves, Michael Lowy et Christine Safara

Société Louise Michel

Fabriquer l'avenir sans oublier le passé

C’était quoi l’URSS ? par Pierre Rolle / Cuba, le «grand débat» sur l'économie socialiste : le Che, Bettelheim, Mandel, par Isaac Johsua / Les autogestions yougoslaves – la bifurcation des années 1968, par Catherine Samary / Pouvoirs populaires et auto-organisation dans le Chili d'Allende - Leçons de l'Unité populaire (1907-1973), par Franck Gaudichaud

International

La politique impérialiste au Maghreb (Union Pour la Méditerranée...) et les luttes pour l'emploi

Avec Lotfi Chawqui et Wassim Azreg

Intervention féministe

Femmes et retraites

Avec Anne Leclerc

«Figures du mouvement ouvrier»

Bakounine et le communisme libertaire

Avec Patrick Le Moal

Atelier

Quelle alternative politique écologique ?

Avec Paul Ariès, Eric Coquerel (PG), Alain Lipietz (Verts), William Elie (Alternatifs), Marie-Pierre Vieu (PCF), Laurence Lyonnais, Laurent Garrouste et Catherine Faivre d'Arcier

Atelier

Ce que nous révèle l'affaire Woerth – Bettencourt

avec Edwy Plenel, fondateur de Mediapart, et Pierre-François Grond

Atelier

L'immigration et l'«identité nationale»

Avec Gisèle Felhendler, Eliane Berthier, Anzoumane Sissoko porte parole de la CSP 75 et coorganisateur de la marche Paris-Nice, et Djiby travailleur sans-papiers gréviste porte parole des 88 de Man BTP

Formation des élu-e-s

Les plans climat territoriaux

Les travaux pratiques de 17h

  • Comment répondre aux violences policières ? (avec Selma Oumari et Miguel Ségui)
  • Salsa antisexiste (avec Hugo Harari-Kermadec)
  • Comment prendre la parole en public ? (avec Joel Le Jeannic)
  • Echange entre webmasters du NPA sur les blogs, sites locaux ou de commission (avec l'équipe informatique du NPA)

21h

Meeting de l'Université d'été :

Défendons nos retraites

Retrait du projet de loi

Avec Willy Pelletier (Fondation Copernic), Jean-Marie Harribey (ATTAC), Gérard Filoche (inspecteur du travail), Christian Mahieux (Solidaires), Jean-Baptiste Prévost (UNEF), FSU, CGT, Eric Coquerel (PG), Alain Lipietz (Verts), Richard Neuville (Alternatifs), Eric Corbeaux (PCF) et Olivier Besancenot

SAMEDI 28 AOUT

9h à 12h

Socialisme du 21ème siècle

Quels échanges économiques internationaux justes et équitables ? Pour une planète sans frontière

Avec Yvan Lemaitre, Laurent Garrouste, Catherine Samary et François Brun

Société Louise Michel

Comment faire avec l'institution et l'État ?

Luc Boltanski / Olivier Besancenot / Quand l'Etat produit des sans-papiers mais que les sans-papiers arrêtent de produire, par Anne Bory et Nicolas Jounin

International

Ou en est la question kurde ?

Avec Raurak, Faruk et Ahmet, militants kurdes du NPA 31

Intervention sur les lieux de travail

Contre les licenciements : lutter pour les primes ou lutter pour l'emploi ?

Henri Clément, Jean-Claude Mamet et un-e militant-e d'entreprise en lutte

Ecologie

Face aux crises, la décroissance ?

Avec Paul Ariès directeur du Sarkophage, Michel Lepesant (Mouvement des Objecteurs de Croissance) et Vincent Gay

Formation élémentaire «à la découverte du marxisme et de l'anticapitalisme»

De nos jours, les femmes sont-elles toujours opprimées ?

Avec la Commission Intervention Féministe de Grenoble

Atelier

Religion, laïcité, féminisme, émancipation

Avec Ingrid Hayes, Alain Pojolat et Galia Trépère

Atelier

L'histoire et l'actualité de la presse des organisations radicales et révolutionnaires

Avec Dominique Angelini et Ross Harold

Formation des élu-e-s

Réforme territoriale et fiscalité locale

14h à 17h

Socialisme du 21ème siècle

Pour un socialisme démocratique et autogestionnaire (table ronde)

Avec Myriam Martin et Alain Pojolat

Société Louise Michel

Géographie des pensées critiques

Histoire et actualité des pensées critiques, par Razmig Keucheyan / Gramsci reloaded : Identité nationale et le socialisme du XXIe siècle, par Frank Jablonka / Luc Boltanski / Samy Johsua / Philippe Pignarre

International

Après Copenhague et Cochabamba, quels enjeux pour les mouvements pour la justice climatique et l’altermondialisme ?

Avec Margarita Aguinaga, militante féministe équatorienne et membre de Refundación Socialista, et Irène Juin

LGBTI

LGBTI : un sigle en question sur le plan stratégique et pratique
Avec Ludovic Haru

Ecologie

Productivisme et capitalisme en agriculture : saccage social et environnemental

Avec Michel Def et Mathieu Cassez

«Figures du mouvement ouvrier»

Louise Michel, Eugène Varlin et la commune de Paris

Avec Josette Trat et Dominique Pierre

Atelier

La jeunesse aujourd'hui et son rôle dans la lutte des classes

Avec Caroline Gaujard et JB Tondu

Atelier

Extrême-droites en Europe : mieux les connaître pour mieux les combattre

Eliane Berthier et Alexandre Timbaud

Formation des élu-e-s

Les politiques sécuritaires dans nos quartiers, nos régions

(avec la commission Quartiers Populaires du NPA : Anne Leclerc et Hervé Heurtebize)

Les travaux pratiques de 17h

  • Salsa antisexiste (avec Hugo Harari-Kermadec)
  • Comment diffuser la presse du NPA ? (avec Ross Harold)
  • Concevoir un sujet vidéo pour les sites locaux (avec l'équipe de NPA TV)

21h

Projection en avant-première

«Mourir ? Plutôt crever !»

Film sur le dessinateur Siné présenté par la réalisatrice Stéphane Mercurio

Projection débat

«les 88, l'art de la grève»

Documentaire de Sophie Faviot sur la lutte des travailleurs sans-papiers de Man BTP

Débat animé par Nicolas Jounin, sociologue, Anzoumane Sissoko porte parole de la CSP 75 coorganisateur de la marche Paris-Nice, et Djiby travailleur sans-papiers gréviste porte parole des 88 de Man BTP

Présentation

La politique chez Franz Kafka

Présenté par Michael Lowy

Concert

Coda Quintet

Groupe de Bossa et jazz

Par COLLECTIF NPA DE BAGNEUX - Publié dans : NPA - Communauté : Militants et sympathisant NPA
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Mardi 13 avril 2010 2 13 /04 /Avr /2010 21:42

Union européenne : les raisons de la crise

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La crise franchit une nouvelle étape. Après avoir organisé l’endettement des États, les classes dirigeantes en profitent pour renforcer les politiques d’austérité.
Arguant du niveau du déficit public grec (12, 7 % du PIB en 2009), spéculateurs et agences de notation exigent un « ferme engagement politique ». Les dirigeants s’empressent de les rassurer en préparant des programmes réactionnaires : gel des salaires et des pensions, hausse de la TVA, remplacement d’un fonctionnaire sur cinq, etc. La violence des attaques est inouïe. Le véritable objectif du sommet de Bruxelles était de se mettre d’accord sur les moyens d’imposer un tel programme. Mais comment l’Union européenne en est-elle arrivée là ?

Les causes de l’endettement

En 1986, avec l’Acte unique, la priorité absolue est accordée à la concurrence, la libre circulation des capitaux et la préparation de la monnaie unique. Les critères du traité de Maastricht (1992) sont supposés assurer la convergence des économies de la zone. Et pour compenser les effets sociaux de la concurrence, il est décidé d’augmenter les fonds versés aux États les plus pauvres (Irlande, Grèce, Portugal et Espagne) pour assurer la « cohésion économique et sociale ». Mais ce mécano européen est illusoire. Entre 1988 et 1998, le ratio entre le PIB des 25 % de régions les plus riches et celui des 25 % les moins riches est demeuré constant. Les inégalités n’ont pas diminué. Le budget fédéral européen dépasse à peine 1 % du PIB (celui des USA s’élève à 20 %). Et les moyens consacrés aux nouvelles adhésions sont ridicules. Surtout, la logique prédominante est celle de la concurrence commerciale, sociale et fiscale. Les économies européennes sont demeurées dans des dynamiques divergentes. Tandis que les prix augmentaient de 46 % en Grèce entre 1997 et 2009, l’évolution était de 19 % en Allemagne. Ces deux pays ont pourtant la même monnaie, l’euro, et donc un même taux d’intérêt fixé par la Banque centrale européenne (BCE) en fonction de l’inflation moyenne. Dans les États où l’inflation était la plus forte, le faible taux d’intérêt incitait à l’emprunt. En Grèce, c’est l’État qui s’est massivement endetté. En Irlande, en Espagne et au Portugal, c’est l’endettement privé qui atteint des niveaux très élevés.

L’hypocrisie des dirigeants

La Grèce, l’Irlande, l’Espagne et le Portugal ont vu leur déficit commercial se creuser. Tout cela n’a rien de nouveau. C’est même ce qui a permis pendant des années aux capitalistes allemands d’exporter massivement une production qui ne pouvait pas être écoulée en Allemagne du fait de l’austérité salariale. Le Financial Times le reconnaît : « en raison des excédents structurels du secteur privé et des comptes courants de l’Allemagne, il est quasiment impossible que ses voisins puissent résorber leur déficit budgétaire, sauf s’ils sont prêts à supporter un ralentissement durable de leurs économies... la demande intérieure déficiente de l’Allemagne ne peut être universalisée ». Plus simplement : tous les pays ne peuvent être exportateurs nets. Les déclarations de Merkel et Sarkozy sont hypocrites et tentent seulement de masquer l’échec de l’Union européenne (UE). Les pays aujourd’hui montrés du doigt sont précisément ceux qui devaient bénéficier de l’aide de l’UE parce que leur PIB par habitant était très inférieur à la moyenne communautaire.

La dette : un problème ?

La dette publique n’est pas problématique en elle-même. Si elle résulte d’une hausse des dépenses publiques d’infrastructures, d’éducation ou de santé, et si les intérêts ne sont pas exorbitants, la dette est même souhaitable ! Mais la dette accumulée dans la dernière période ne remplit pas ces conditions. En Grèce, elle provient notamment de l’absence d’un système de perception d’impôts efficace, et de la collusion entre la bourgeoisie grecque et de grandes banques. La Grèce paye des intérêts très élevés. En France, la part des dépenses publiques dans le PIB a culminé en 1996 et oscille depuis à un niveau inférieur. Pourtant, la part de la dette publique dans le PIB n’a pas cessé d’augmenter. Comment est-ce possible ? Cela signifie simplement que l’envolée de la dette est imputable à la baisse des recettes. Rien qu’en 2008, les niches fiscales constituaient un manque à gagner de 73 milliards d’euros1. Quant à la facture des réductions de cotisations sociales, on sait qu’elle s’élève à 42 milliards pour 20092. Ce sont ces privilèges qui creusent la dette. Au lieu de payer l’impôt, des rentiers prêtent à l’État. En 2008, celui-ci leur a versé 54, 6 milliards d’euros d’intérêts. Il faut que cela cesse, et ce n’est pas de Bercy ni de Bruxelles que viendra la solution.

1. Rapport de la Commission des finances, de l’économie et du plan de l’Assemblée nationale.
2. Rapport de la Commission des finances du Sénat.

Islande

À l’automne 2008, le système bancaire islandais s’écroule. Les trois plus grandes banques, qui avaient été privatisées en 2003, sont renationalisées. Qui va payer leurs dettes ? Les gouvernements britanniques et néerlandais indemnisent leurs ressortissants et exigent que les contribuables islandais, déjà touchés par la montée du chômage, payent l’addition. Soit 12 000 euros par habitant ! L’UE exerce alors un chantage sur la demande d’adhésion déposée par l’Islande. Le Parlement islandais cède, en votant la loi Icesave. Le Fonds monétaire international (FMI) est satisfait et les agences de notation accordent une bonne note à l’État islandais. Pour faire entendre son refus, la population organise alors des manifestations inédites depuis un demi-siècle et impose un référendum. Le 6 mars 2010, la loi Icesave est rejetée par 93 % des votants. Contrairement à ce que disent les lobbies financiers, il ne s’agit pas de reporter le coût de la crise sur des « contribuables étrangers » mais de placer les financiers et leurs représentants face à leur propre responsabilité. Qu’ils soient islandais, britanniques ou néerlandais, ce n’est pas aux travailleurs de payer la crise !

Grèce

Gel des salaires dans le secteur public, suppression des primes, recul de deux ans de l’âge de départ à la retraite, telles sont les mesures décidées par le gouvernement « socialiste » de Papandréou, prenant prétexte de la dette publique. Des choix lourds de sens. Rappelons qu’avec plus de 2, 8 % de son PIB consacré à l’armement, la Grèce est la championne des dépenses militaires. Les travailleurs ont répliqué par la grève. La Grèce nous donne un avant-goût du problème auquel tous les travailleurs européens seront bientôt confrontés : face à l’offensive des banquiers et de leurs représentants, seule une forte mobilisation sociale peut bousculer les règles du jeu. Mais pour être à la hauteur des enjeux, il faut aller vers la construction d’un front de résistance coordonné en Europe. Car de mauvais coups se préparent partout. Le gouvernement « socialiste » portugais annonce déjà des privatisations massives.

Leurs solutions et les nôtres

La Banque centrale européenne a renfloué les banques privées en difficulté, mais le traité de Lisbonne lui interdit de faire de même avec un État membre ! C’est donc auprès des autres pays de l’UE que la Grèce va emprunter de quoi rembourser ses créanciers (parmi lesquels… des banques). Le seul enjeu du sommet de Bruxelles du 25 mars était de savoir si, pour imposer un plan d’austérité à la population grecque, la bourgeoisie européenne allait s’appuyer sur le FMI. La répartition des rôles a été actée : le FMI jouera celui du « méchant flic » et l’UE celui du « bon policier ». Et leurs recettes ne feront qu’aggraver la crise et monter le chômage. Car ils refusent de taxer le capital. Celui des riches armateurs, de l’Église orthodoxe (exonérée d’impôt), des banques, etc. Mais c’est à l’échelle européenne qu’il faut instaurer cette taxation.

Face à l’endettement privé, il faut arracher des hausses salariales. Face au chômage, il faut imposer le partage du temps de travail. Face à la crise, notre solution est le contrôle social des banques et des entreprises.

Par COLLECTIF NPA DE BAGNEUX - Publié dans : INFORMATION
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Jeudi 1 avril 2010 4 01 /04 /Avr /2010 18:48


Aucun doute, après la claque cinglante et sans appel du second tour des régionales, Sarkozy n’a rien
retenu de cette sanction électorale. Il a cru même comprendre, dans le résultat des votes, un appel
à poursuivre les « réformes » ! Dans le style arrogant qui lui est propre, il a tout simplement affirmé
qu’il allait poursuivre sa politique de casse sociale. Bien sûr, il a dû lâcher du lest et abandonner la
taxe carbone. Mais davantage sans doute parce qu’elle est impopulaire dans son propre camp que
parce qu’elle est injuste socialement…


Avec sa démagogie maintenant légendaire, Sarkozy en a remis plusieurs couches sur la sécurité :
dans les lycées, dans les rues, les quartiers... Le discours populiste est sa seule réponse dans cette
période de crise sociale profonde. Le résultat du FN ne sert pas de leçon à ce gouvernement réactionnaire
qui va continuer à jouer avec le feu, se servant du thème de l’insécurité ou désignant à la
vindicte populaire les immigrés, les sans papiers...
23 mars et après ?


Au lendemain de la journée de grève du 23 mars et malgré une mobilisation importante, le pouvoir
ne compte pas reculer dans son objectif : détruire la retraite à 60 ans et la remplacer par une retraite
par capitalisation pour le plus grand bonheur des assureurs privés. On ne doit pas se laisser endormir
par le discours du chef de l’Etat quand il affirme qu’il ne passera pas en force sur la question
des retraites. Car c’est ce qu’il fait déjà avec le soutien du Medef qui dicte sa loi. Il n’y a pas de
négociations ni de dialogue social possibles avec un pouvoir qui compte faire discuter les directions
syndicales sur… le choix entre 61, 62 ans - voire plus … - pour partir à la retraite !


C’est pourtant dans ce cadre-là que François Hollande veut bien discuter, lui qui vient d’affirmer qu’il
faudra « sans doute allonger la durée des cotisations ». Encore une déclaration révélatrice de la politique
des dirigeants socialistes qui, depuis les dernières élections, se présentent comme l’opposition
à Sarkozy.


La mobilisation du 23 mars n’est qu’un début et doit servir de première étape pour une mobilisation
d’ampleur qui se construit dès maintenant.


Un pouvoir illégitime


Au lendemain des élections puis des manifestations du 23 mars, il est clair que ce gouvernement
impopulaire, sanctionné et désavoué est désormais illégitime. Il n’est pas question de le laisser faire
sur les retraites et il est nécessaire de l’affronter de manière déterminée. Il faut que l’ensemble de
la gauche politique, syndicale, les organisations du mouvement social se retrouvent et constituent
partout des comités unitaires exigeant qu’on ne touche pas à notre retraite à 60 ans. Déjà des cadres
unitaires se constituent. A nous de les faire vivre.


Le NPA y défendra ses positions : une retraite à taux plein, contre les pensions de misère, avec un
retour aux 37,5 annuités pour tous et toutes, l’exigence d’une autre répartition des richesses et du
temps de travail.

Par COLLECTIF NPA DE BAGNEUX - Publié dans : NPA
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Vendredi 19 mars 2010 5 19 /03 /Mars /2010 22:00

Déclaration du Comité NPA Bagneux

         à l’issue du 1er tour des élections régionales

         du 14 mars 2010

 

Le 18 mars 2010

 

 

Le Comité NPA Bagneux remercie les électrices et les électeurs qui ont voté pour la liste

« Tout changer, rien lâcher ! » A Bagneux, la liste NPA a recueillie 362 voix soit 4, 62 % a Bagneux.

 

Globalement, le résultat pour le NPA est décevant, même si dans certaines régions nos listes obtiennent un score encourageant. Nous en tirerons les leçons nécessaires.

 

L’abstention record en particulier des jeunes et des classes populaires marque le désaveu des partis gouvernementaux de droite et de gauche qui se sont succédés aux affaires et qui sont responsables de l’aggravation de nos conditions d’existence.

 

La politique raciste et xénophobe du gouvernement, sa tentative de faire diversion avec le débat sur l’identité nationale a remis en selle et nourri l’extrême droite qui retrouve ses scores de 2004.

 

Aux travailleurs, aux électeurs, tentés par la démagogie populiste et raciste du FN, nous disons qu’il ne faut pas se tromper de colère. Les travailleurs, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, ont les mêmes intérêts et les mêmes ennemis : ceux qui ont causé la crise, le patronat et les actionnaires.

 

Pour dimanche prochain, nous appelons les électrices et les électeurs à confirmer et amplifier les résultats du premier tour en infligeant la défaite la plus importante possible aux listes soutenues par Sarkozy et l’UMP.

 

Sanctionner la droite est une nécessité absolue, même si nous pensons que les futures majorités de gauche ne seront pas plus un rempart contre la politique de Sarkozy qu’elles ne l’étaient ces dernières années.

 

Cependant, ce ne sera pas suffisant pour bloquer sa politique.

 

Au-delà des élections, l’urgence est bien de préparer la convergence des luttes dans la rue, dans les entreprises, dans les quartiers pour

les retraites,

les salaires,

l’interdiction des licenciements 

la défense des services publics

 

Comme le font les travailleurs, les chômeurs, les retraités et les jeunes grecs, et comme viennent de l’exprimer les travailleurs islandais :

il n’est pas question pour nous de payer la crise du capitalisme !

 

Le 23 mars, journée de mobilisation interprofessionnelle, doit être la première étape d’un « tous ensemble » contre la politique du patronat et du gouvernement.

 

 

Pour nous contacter :

tel : 06 89 94 38 26   -    jacques.yann@wanadoo.fr

Par COLLECTIF NPA DE BAGNEUX - Publié dans : NPA
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Mardi 9 mars 2010 2 09 /03 /Mars /2010 04:52

Si l'on en croit les sondages deux éléments marquent cette campagne, l'abstention et la poussée du PS.

Le parti des abstentionnistes a en effet le vent dans le dos. Il y a comme un air de suffrage censitaire dans le pays... C'est aisément vérifiable pour quiconque va distribuer un tract dans la rue, le désintérêt pour ce scrutin est très important. Il l'est d'autant plus chez celles et ceux ceux qui sont préoccupés à la fois par leur situation présente et par les nuages qu'ils voient s'amonceler sur leur avenir.

 

Pourtant, il faut le dire partout autour de nous, l'abstention ne sert que les partis qui se succèdent au pouvoir et qui portent précisément la responsabilité de la situation dans laquelle se trouvent les classes populaires. S'abstenir pour protester n'est en réalité qu'une autre façon de se résigner. Pour protester utile, il faut protester fort !

 

Le PS et ses listes semblent faire un tabac auprès de ceux qui vont aller voter les 14 et 21 mars. Là non plus rien de surprenant. Le ras-le-bol de Sarkozy est tel, que la volonté de lui infliger une défaite cuisante prend de l'ampleur chaque jour. Franchement, il vaut mieux ça que l'inverse. Mais il ne faut pas oublier que chaque fois que le PS exerce le pouvoir, il mène des politiques qui ne se différencient pas beaucoup de celles de la droite. C'est le PS et ses alliés qui, depuis 2004, gèrent 20 régions sur les 22. Difficile pour Martine Aubry et les présidents de ces régions de démontrer en quoi leurs administrés sont sensiblement mieux lotis que les alsaciens et les corses qui vivent dans des régions UMP. Le PS aux commandes n'a pas protégé les populations contre le rouleau compresseur de Sarkozy.

Ce sont des partis socialistes qui aujourd'hui organisent une cure d'austérité dramatique pour la jeunesse, les travailleurs et les retraités de la Grèce au Portugal en passant par l'Espagne. Alors pas de chèque en blanc au PS et à ceux qui vont s'allier avec lui. Les régionales sont une élection à deux tours. Il faut battre la droite, mais pour battre les politiques de droite, il faut une gauche de combat !

 

Et le NPA dans tout cela ? Même s'il y a des différences entre les régions et que l'on sent ces derniers jours une remontée au fur et à mesure que notre campagne s'amplifie, les sondages indiquent que nous ne sommes pas surs de passer la barre des 5 % nécessaire pour obtenir des élus. Cela demeure pourtant notre objectif. Il est vrai que la situation ne nous aide pas. Le vote dit « utile » en faveur des grands partis, la concurrence avec le choix de l'abstention dans la jeunesse et les classes populaires sont des éléments qui ne nous facilitent pas la tâche.

Et il y a cette décision de présenter une camarade, Ilham Moussaid, portant un foulard islamique, qui, bien qu'elle n'engage que le Vaucluse et en rien l'ensemble du NPA, a pris un ampleur nationale en raison d'une tempête médiatique qui visait à y réduire le sens de notre campagne. Parmi ceux qui se sont déchainés, on trouve les principaux dirigeants de l'UMP qui cherchent à détourner l'attention des questions sociales en attisant le racisme et l'islamophobie. Sans rapport avec l'UMP évidemment, cela a aussi jeté le trouble auprès d'une partie de nos électrices et électeurs qui semblent y avoir vu un accroc aux principes laïcs et féministes. Réaffirmons-le encore, le NPA est un parti 100 % féministe. Nous savons que le foulard est un signe d'oppression, utilisé par les trois monothéismes au long de l'histoire pour marquer la soumission des femmes, même si de n'est pas le sens qu'y donne notre camarade Ilham. Nous n'abdiquons en rien de la laïcité et n'avons pas de leçons à recevoir de partis au pouvoir qui accordent de somptueuses subventions à des lycées confessionnels.


Faire élire des anticapitalistes dans les conseils régionaux, c'est possible. Le NPA mène une campagne de terrain dynamique, sous ses propres couleurs ou en soutien à des listes unitaires qui ont pu voir le jour chaque fois que possible. Il défend un plan d'urgence pour faire face à la double crise écologique et sociale, et le décline en propositions anticapitalistes pour les conseils régionaux.


Il faut tout faire que toutes ces listes passent la barre des 5 % indispensable pour obtenir des élus. Des élus en prise avec les mobilisations sociales et écologistes. Des élus inflexibles qui voteront sans hésiter contre les choix antiécologiques, contre les budgets antisociaux, les cadeaux aux entreprises qui licencient et aux lycées privés. Des élu-e-s tenaces, qui agiront pour que les fonds publics ne soient consacrés qu'à l’action publique, les transports publics de qualité gratuits, les lycées publics.

Alors le 14 mars, votez et faites voter anticapitaliste ! Votez pour les listes soutenues par le NPA !

Par COLLECTIF NPA DE BAGNEUX - Publié dans : NPA - Communauté : Militants et sympathisant NPA
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Samedi 20 février 2010 6 20 /02 /Fév /2010 05:20
  • Contre la réforme des collectivités territoriales
    • Maintien de la clause de compétence générale.
    • Proportionnelle intégrale à toutes les élections, contre le scrutin uninominal à un tour, contre les élections à deux degrés (intercommunalités).
    • Maintien d’une taxe professionnelle réformée, dans le cadre d’une réforme radicale de la fiscalité.
    • Défense du statut des personnels des collectivités territoriales : contre la précarité, un CDI pour tous.
    • Maintien et renforcement du rôle des chambres régionales des comptes, renforcement des possibilités de contrôle de la population sur tous les actes des collectivités locales.

 

  • Défendre, reconquérir et étendre les services publics
  • Fonds publics à l’école publique.
  • Défense de l’enseignement professionnel public.
  • Créer un véritable service public de la formation professionnelle.
  • Dans tous les domaines d’intérêt collectif : transports, eau, énergie… priorité absolue au service public.
  • Avec les transports gratuits, un plan radical pour l’environnement

Un plan alternatif intégrera de nombreux terrains d’action. Le retour au public des services privatisés en fait partie, puisque c’est une fois libérés des impératifs du profit capitaliste qu’ils pourront être organisés dans un but de satisfaction écologique des besoins sociaux.

En cessant de subventionner les entreprises de l’agro-alimentaire, en réservant les aides régionales aux petits producteurs et en les conditionnant au respect de critères écologiques, en se dotant d’une politique afin de contrecarrer la spéculation foncière, les Régions disposent également de moyens de contrer les effets
de l’agriculture productiviste qui pollue et épuise les sols comme les ressources hydrauliques.

Il n’y aura pas de réduction suffisante des gaz à effets de serre sans une diminution drastique de la circulation automobile, et la seule alternative à l’automobile est le développement des transports collectifs. Impératif écologique, la gratuité des transports a aussi un contenu social évident : défense de l’environnement et mise en application du droit à se déplacer se rejoignent. Contrairement aux idées reçues, elle n’a rien d’irréalisable ni de très compliqué. Les recettes de billetterie ne couvrent qu’entre 17 % et 30 % des coûts, le reste provenant pour l’essentiel de subventions publiques. Une partie importante si ce n’est la totalité de ces montants pourrait être couverte en généralisant à l’échelle nationale la contribution transport des entreprises, en la portant à 100 % du trajet domicile-travail des salariés,

  • Aux côtés des salariés et de leurs luttes

Nous récupérerons les aides et subventions versées aux entreprises qui ont licencié. Nous supprimerons immédiatement toutes les aides directes au patronat, notamment celles liées au développement des pôles de
compétitivité, qui atteignent dans chaque région des dizaines de millions d’euros, et nous réaffecterons les sommes correspondantes dans trois actions nouvelles :

  • Constitution de fonds régionaux publics d’investissement, qui seront mis à la disposition des coopératives ouvrières et des producteurs candidats à la reprise autogérée, par les travailleurs eux-mêmes, de sites fermés ou démantelés par les capitalistes.
  • Mise en place d’offices publics régionaux de conseil juridique aux salariés. Les ressources de ces offices seront, notamment, placées gratuitement à la disposition des organisations syndicales de travailleurs et des représentants des salariés aux CE, pour instruire au civil comme au pénal, ainsi que devant les chambres prud’homales, les dossiers d’infractions aux lois commises par les patrons. Les Régions se porteront systématiquement partie civile, au côté des représentants des salariés, quand il aura été constaté que de telles infractions portent également préjudice à la collectivité territoriale. Ces offices serviront aussi au soutien des luttes des sans-papiers, en particulier (puisque les lycées sont une compétence des Régions) à la défense des lycéens sans papiers menacés d’expulsion.
  • Création de fonds régionaux de solidarité avec les travailleurs en lutte. Ces fonds serviront en particulier à couvrir financièrement les pertes subies pour fait de grève contre des plans de licenciement ou de fermeture d’entreprise, et à offrir gratuitement des prestations en nature : repas, prise en charge des enfants et personnes dépendantes des grévistes, etc.
  • Nous nous engageons à mettre un terme à la précarité des personnels dépendant du conseil régional, en procédant à l’intégration statutaire immédiate de tous les employés non titulaires et des personnels TOS comme agents des conseils régionaux.
  • Engager une rupture démocratique

Parce qu’il faudra se confronter à la fois au patronat, au gouvernement et à l’état, la participation et la mobilisation des populations seront indispensables.

Afin de mettre un terme au clientélisme, nous nous prononçons pour la suppression du cumul des mandats des conseillers régionaux, pour la limitation du nombre des mandats des élus.

Pour que les élus rendent compte publiquement de leur action dans des bilans de mandature au minimum
annuels.

Placer les services publics régionaux sous le contrôle des usagers ainsi que des personnels concernés.

Que les grands choix, notamment d’investissement, soient soumis au suffrage populaire, à travers des référendums.

  • Un programme de rupture sociale, écologique et démocratique

Interdiction des licenciements ; Augmentation de 300 € nets des salaires, des pensions de retraite, des minima sociaux ; pas un revenu inférieur à 1 500 € nets ; allocation d’autonomie pour les jeunes ;
Réduction du temps de travail, sans perte de salaire, sans flexibilité ni annualisation, avec embauches correspondantes ;
Création de centaines de milliers d’emplois publics, dans l’éducation, la santé, l’énergie, la petite enfance, le quatrième âge ;
arrêt des privatisations et développement des services publics ;
Monopole de la banque et du crédit à travers un grand service public bancaire ;
Monopole de l’énergie dans le cadre d’un grand service public qui donne la priorité aux énergies renouvelables et tourne la page du nucléaire ; transports en commun publics gratuits ;
Soutien à une agriculture paysanne, nourricière et de proximité, respectant à la fois le climat, l’environnement, la
biodiversité et les salariés. Tolérance zéro pour les OGM et les trusts de l’agro-business ;
Fin des politiques sécuritaires, discriminatoires et racistes ; régularisation de tous les sans-papiers ; droit de vote pour tous les résidents à toutes les élections ;
égalité salariale entre les hommes et les femmes ; défense du droit à l’IVG, avortement et contraception libres et gratuits pour toutes ; égalité des droits et dans les faits entre les hétéros et les personnes LGBTI ;
Solidarité avec les peuples en lutte contre l’impérialisme : retrait des troupes françaises d’Afghanistan et d’Afrique ; soutien au peuple palestinien, abrogation des accords de coopération – notamment ceux passés par les
conseils régionaux – avec l’État d’Israël.

Pour être mis en application, ce programme exigera une mobilisation populaire capable de dépasser les restrictions qu’imposent les actuels cadres institutionnels.
C’est d’autant plus vrai dans le cas des Régions que celles-ci ont des pouvoirs et des capacités d’action limités, y compris par rapport à d’autres collectivités territoriales. Il reste que les conseils régionaux ont les moyens de mettre en oeuvre une série de mesures améliorant la situation des classes populaires, et d’en faire autant de points d’appui qui aideront à résister à la droite et au patronat, puis à engager une contre-offensive.
En ce sens, nous luttons pour imposer dans les régions les transformations suivantes.

Par COLLECTIF NPA DE BAGNEUX
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Jeudi 18 février 2010 4 18 /02 /Fév /2010 18:35

La vente des tickets n’est à la Ratp qu’une recette mineure : 22% du budget. Cette somme rembourse à peine la fabrication des billets, l’entretien des machines à composter, les contrôles... On achèterait donc un ticket pour qu’on vérifie qu’on en a bien un !
De plus, nous payons déjà le ticket au travers des impôts directs et indirects. Il n’est pas normal que nous ayons à payer deux fois les transports. Et pourtant, les dirigeant-es de la Ratp et le gouvernement nous appellent « client-es », et non pas « usager-es » niant que nous finançons, nous participons au bon fonctionnement des transports. Un tel discours n’est pas anodin : la Ratp au lieu d’être au service du public préfère être une entreprise privée qui ne raisonne qu’à travers le profit. Cette logique est soi-disante inéluctable, alors que l’Etat fait le choix de financer le tout automobile : 15 milliards d’euros sont dépensés chaque année pour la voiture contre 1,5 milliard pour les transports publics ! Avant d’être un problème financier, les transports sont une question de choix politiques et sociaux.

Une politique mercantile et sécuritaire

Seulement 17% de nos voyages sont liés aux loisirs, c’est-à-dire que 83% de nos déplacements sont contraints (pour aller au travail, faire des courses...) Les entreprises et les grandes surfaces sont les premiers bénéficiaires des transports publics. Le remboursement de la moitié de la carte orange aux salarié-es, par exemple, montre la finalité des transports publics : le productivisme et la consommation. Les plus pauvres (chômeur-ses, précaires, etc.), déjà exclus géographiquement du centre ville et des quartiers riches, payent bien plus chers le droit de se déplacer (pour un service souvent moindre : absence de lignes inter-banlieues, fréquences inférieures...) Est également pauvre celui ou celle qui n’a pas la possibilité d’aller voir ses ami-es ou sa famille, de développer les liens sociaux qu’il souhaite. L’immobilisation forcée d’une partie de la population est un forme d’apartheid social où les plus pauvres sont  aintenus dans leurs quartiers. Les dispositifs sécuritaires mis en place par la Ratp en sont la traduction : une milice privée - le Gpsr - nous encadre, plus de 5000 caméras disséminées sur l’ensemble du réseau nous surveillent, sans
parler des portes anti-fraude toujours plus perfectionnées.

Cette transformation de l’espace public en un espace policé criminalise les fraudeur-ses en situation d’autodéfense sociale. (la fraude est depuis peu passible de prison !) La liberté de circulation est sans cesse bafouée, les titres de transports servant à contrôler la population (en premier lieu les sans-papiers).

Des transports collectifs gratuits pour transformer nos vies La gratuité aujourd’hui n’est pas un rêve, mais une réalité dans plusieurs villes : Hasselt en Belgique, 70 000 hab., Châteauroux, 70 000 hab., le centre-ville de Seattle, 500 000 hab. D’autres l’ont mis en place pour les chômeur-ses et précaires : Midi-Pyrénées, Caen...

Au-delà de la gratuité, la réorganisation de l’espace urbain est aussi en jeu, par exemple, en offrant un service égal en centre ville comme en banlieue. La gratuité favoriserait et généraliserait l’utilisation des transports collectifs pour lutter contre les nuisances urbaines : accidents routiers, bruits, pollution, effet de serre, maladies respiratoires...

Exiger la gratuité est aussi une manière de lutter contre la marchandisation de notre quotidien.
Comme la santé et l’éducation, les transports sont un service collectif où chacun-e doit avoir un libre et égal accès. Pour se dégager de toutes pressions politiciennes et financières, leur gestion doit se faire par ceux et celles qui permettent de se déplacer, les salarié-es de la Ratp, et ceux et celles qui se déplacent, les usager-es. Cette gestion directe pourrait faciliter la réappropriation de l’espace, notamment en éliminant les pollutions visuelles comme l’agression publicitaire. Dès maintenant, il nous faut exiger des transports gratuits pour tout-es, demander l’arrêt immédiat des contrôles, amendes et poursuites.



Par COLLECTIF NPA DE BAGNEUX - Publié dans : NPA
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